Skip to content

Exaltation

Leurs lèvres se cherchaient, alors même qu’ils refermaient la porte de la première chambre qu’ils avaient trouvée dans un claquement sec exprimant leur désir de se séparer de la fête qui faisait rage dans le reste de la maison. Un chic cocktail, ou leurs parents les avaient traînés de force, leur obligeant à sortir complets, cravates, robes et talons haut. Elle se jeta sur lui, laissant ses lèvres courir sur sa peau, ses mains posées sur ses larges épaules, comme pour se retenir, sentant quelque chose d’énorme remuer en elle tandis que ses mains à lui, posées sur ses hanches, la retenait contre son corps. Elle sentait la chaleur de son corps musclé se propager sur elle en même temps qu’un énorme vertige la secouait.

Ils se connaissaient à peine mais ils savaient tout les deux ou cela les mènerait et ils avaient tout les deux envie de connaître la suite de l’histoire, de leur histoire, à peine naissante soit-elle.

Elle s’attaquait à défaire le nœud de la cravate qu’il portait tout en le poussant contre le lit, le faisant basculer sur le dos et le priant de lui enlever la robe qu’elle avait expressément achetée pour l’occasion. Chaque fois qu’elle arrivait à détacher un bouton de sa chemise, ses doigts s’empêtrant sans cesse dans sa hâte de le débarrasser de son vêtement, sa bouche couvrait de baiser la peau qu’elle découvrait ainsi.

Lui tentait de dénouer ses longs cheveux bouclés qu’elle avait élégamment ramenés en une couette derrière la tête laissant de belles boucles tomber sur son visage et voiler ses yeux pour y plonger les doigts. Lorsqu’enfin il réussit, il y plongea les doigts avec satisfaction, sentant la douceur de ses cheveux au contact de sa peau.

Elle soupira et se laissa tomber sur lui, tentant de se défaire de sa robe qui reposait sur ses hanches. Le souffle chaud de ce garçon qu’elle connaissait à peine lui donnait des frissons et des vertiges, et elle gémit lorsqu’il posa sa bouche dans son cou, descendant tranquillement vers sa poitrine.

Elle le tira à elle en attrapant la ceinture qu’il portait. Ses mains se joignirent aux siennes pour la défaire et le débarrasser de son pantalon qu’il envoya par terre, rejoindre le reste de ses vêtements éparpillés un peu partout dans la pièce.

Alors que la musique jouait de plus en plus fort et que l’alcool coulait à flot, que des gens faisaient connaissance, que d’autres s’amusaient entre copains, il la fit basculer sur le dos et plongea son regard dans le sien…